Cahiers pour l’analyse concrète, n°66-67

8 April 2011 | extraits

Louis Blanc

Organisation du travail

première édition en 1839

réédition conforme à la neuvième édition

refondue et augmentée de chapitres nouveaux

Paris 1850

Centre de Sociologie Historique, janvier 2011

ISBN 978-2-901847-09-0

ISSN 0398-0677

Livré pour la première fois au public en 1839, refondu et complété pour l’édition ici reproduite, le présent ouvrage de Louis Blanc s’inscrit dans le développement historique de la pensée socialiste ou communiste française, en compagnie des travaux des Pecqueur, Vidal, Considérant par exemple. Cette pensée socialiste française est source essentielle de toute pensée socialiste ou communiste digne de ce nom. Cela n’est nullement la manifestation d’un génie “français” immanent, mais est dû au fait qu’avant même la mi-temps du xixe siècle, en raison de sa structuration historique nationale et étatique, et de la projection politique, de l’anticipation politique historique, impulsées par la Révolution, la France, et par conséquent les Français, ont une avance politique considérable sur les autres pays et peuples ayant un développement matériel analogue. « La tradition révolutionnaire », pour reprendre l’expression de Marx dans le Manifeste, n’a pas « légué » que des « phrases » et des « illusions » comme il peut sembler le suggérer, mais, bien plus sérieusement, a armé des esprits pour concevoir la transformation progressiste de la société en régime capitaliste, la formation d’une société socialiste, comme procès historique global, économique, politique et moral.

Formé dans le moule de la pratique historique française, Louis Blanc perçoit et pratique que, comme le dira plus tard Marx, c’est au « nom des droits généraux de la société qu’une classe particulière peut revendiquer la domination [prééminence] générale ». Et il instruit et engage le prolétariat à fonder sa « conscience de soi » non « en tant que classe particulière, mais en tant que représentant des besoins sociaux en général ».

Cahiers pour l’analyse concrète, n°64-65

18 June 2010 | extraits

Vocabulaire du politique III
Notions repères pour l’analyse

Claire Aponte, Andrée Collot, Hélène Desbrousses, François Desjean,
Jean-René Levellec, Bernard Peloille, Bruno Pouly, Gérald Souillac

Les contributions, individuelles et collectives, regroupées dans ce numéro ont été, pour l’essentiel, proposées dans le cadre de l’Atelier d’analyse concrète du Centre de Sociologie historique. Certains textes ont été remaniés pour la publication, d’autres ont conservé la forme de l’exposé oral. Pour cette raison, et du fait que les différentes notions étudiées se positionnent au sein d’un champ conceptuel commun, certains thèmes ont pu se trouver réélaborés d’une contribution à l’autre.
Par ailleurs, l’étude des notions n’est pas posée indépendamment des contextes au sein desquelles elle se sont formées, et ont évolué, la préoccupation centrale ayant été de chercher à établir le rapport entre vocabulaire et enjeux sociaux et historiques, plutôt que de s’intéresser à un hypothétique mouvement interne de la langue politique.
Il est à préciser cependant que les contributions portant sur les termes identité, nation, peuple, n’entrent pas directement dans le cadre du débat actuel sur l’identité nationale, bien qu’elles puissent contribuer à l’éclairer. Il semble en effet que le mot identité mis en exergue dans ce débat, puisse valoir pour pallier l’effacement du mot souveraineté, en même temps que la réalité qu’il désignait.

Sommaire

Crise générale du régime marchand capitaliste. Représentations contemporaines

  • Lien directement social ou lien marchand. Le débat entre socialisme et libéralisme, 1848.
  • À propos du « sens » des mouvements populaires. Le social et le politique.
  • Philosophie et politique. Sur la transformation humaine du monde.
  • Cicéron, la Politique, extraits.
  • Peuple, Souveraineté vs « peuples », identités.
  • Peuple et nation politiques : identité ou souveraineté ?
  • Identité, nation et formation d’un sujet politique.
  • Autour de la notion de Souveraineté.
  • « Ce n’est pas république s’il n’y a rien de public ».
  • À propos de la définition de la République par Cicéron
  • Autour des notions classes et lutte des classes.
  • Intérêt général et lutte des classes.
  • Sur le sens historique du mot communisme.
  • BRUNO POULY, Classes, alliances de classes, communisme, gauchisme, les Cahiers du communisme, mai 1968-juin 1969
  • GÉRALD SOUILLAC, Doit-on se « libérer » de la représentation politique ?
  • ANDRÉE COLLOT, L’école objet de science, objet commun.

Cahiers pour l’Analyse concrète N° 62-63 - Janvier 2009

9 February 2009 | Actualités

1968-2008 : relectures désabusées

Fabrice à Waterloo, Témoignages de figurants de Mai

ujcml, pcmlf, jcr, cvn, uec, pc, cgt, unef, cul, sans appartenance)
Figurant n° 1 :
Des questions politiques, pas forcément les bonnes, mais pas les réponses
Figurant n° 2 :
Les [meneurs] ne visaient rien, ils voulaient faire plier le gouvernement
Figurante n° 3 :
A la recherche d’une orientation historique
Figurant n° 4 :
« On a réagi par rapport à une société paternelle qu’on ne sentait pas »
Figurant n° 5 :
Le mai ouvrier a stimulé l’envie de comprendre et de s’impliquer
Figurant n° 6 :
Je trouvais ça révolutionnaire et excitant, sans voir ni comprendre les enjeux
Figurant n° 7 :
Une rupture assumée, sans percevoir, il s’en faut, toutes les données de la situation.
Figurant n° 8 :
Il n’y avait pas l’idée de la marche à suivre, juste des problèmes à peine formalisés
Figurant n° 9 :
Un caractère double au plan de l’histoire
Anonyme n° 1 :
Un sacré méli-mélo, pas si spontané que ça
Anonyme n° 2 :
Mai 68 : une contribution vague à mon intérêt pour les questions politiques
Anonyme n° 3
Une première étape du retour à la barbarie

Enquête sur les représentations contemporaines de 1968 (en France)
Autour de Mai 68. Points de vue

Bernard Peloille. Mai 68 dans le discours de Nicolas Sarkozy à Bercy.
Gérald Souillac. L’événement idéologique de Mai 68 en France. Changer le point de vue de la réflexion.
Hélène Desbrousses. 1968. Quel bilan historique ?

Notes de lecture : D’une commémoration à l’autre.

1986. « Mai 68 », revue Pouvoirs (Luc Ferry, évelyne Pisier, Paul Bacot, Edgar Morin, Henri Weber, Bernard Lacroix)
1985-1988. La pensée 68. Essai sur l’anti-humanisme contemporain (Luc Ferry, Alain Renaut)
1998. Mai 68, l’héritage impossible (Jean-Pierre Le Goff)
2008. La pensée anti-68. Essai sur les origines d’une restauration intellectuelle (Serge Audier)